Comme
toutes les filles, j’aime le shopping et me chouchouter de temps en temps.
Comme toutes les filles j’aime les soldes, les bons plans et les réductions.
Mais, à la différence de la plupart des filles, je demeurais encore celle qui
résistait encore et toujours à l’envahisseur que nous appellerons ici
Rassemblon ! (Oui j’utilise ce vil subterfuge car je ne sais pas si nous
avons le droit de faire de la publicité, « d’ailleurs, chut chut, pas de
marques ! »). Vous aurez d’ailleurs remarqué l’emploi de l’imparfait
dans ma phrase précédente et vous auriez raison car, oui, en femme de principe
que je suis, que j’étais, j’ai à mon tour succombé.
Tout a commencé par une nuit d’orage alors
que l’horloge sonnait le dernier coup de minuit. Non, je plaisante, c’était un
lundi matin de janvier, tout ce qu’il y a de plus ordinaire. J’ai commencé à
regarder les offres par simple curiosité et plus je les lisais plus je les
trouvais intéressantes mais je n’étais pas encore prête à franchir le pas. Suivant
toujours mes principes, je me suis finalement laissée tenter (quelques heures
plus tard !) par une offre atelier maquillage en plein centre de Bordeaux (Laek institut).
Après cet achat il me restait encore deux
appréhensions. La première portait sur la réservation qui m’obligeait à me
confronter à la légende urbaine du Rassemblon : le client catalogué radin
et toujours mal reçu ! Défi remporté haut la main par un accueil
chaleureux au téléphone ! Youhou… Restez la deuxième : être à l’aise
dans un institut de Beauté entourée d’esthéticiennes filiformes et tirées à
quatre épingles. Cela se présentait mal après une demi-heure de marche sous la
pluie, le vent, mais, avec une température printanière.
Et bien je peux vous avouer que j’ai
également réussi à triompher de cette épreuve. Le lieu était charmant, cosy avec un soupçon de glamour et de girly et l’équipe très chaleureuse. Un
thé a surgi instantanément de nulle part (et vous comprenez l’importance de ce
geste désormais !) le temps de me caler dans un petit fauteuil en cuir.
Autre bonus, j’ai même eu droit à la célèbre séance de colorimétrie (mais si, le truc avec les foulards doré, argenté, rouge etc. placés devant vous). Aussi concentrée qu’un participant au jeu « Question pour un champion », autant sur l’image du miroir que sur les grimaces de l’esthéticienne, je sais désormais que je suis chaude, lumineuse et sombre ! Pfff, comme si je l’ignorais ;) !
Autre bonus, j’ai même eu droit à la célèbre séance de colorimétrie (mais si, le truc avec les foulards doré, argenté, rouge etc. placés devant vous). Aussi concentrée qu’un participant au jeu « Question pour un champion », autant sur l’image du miroir que sur les grimaces de l’esthéticienne, je sais désormais que je suis chaude, lumineuse et sombre ! Pfff, comme si je l’ignorais ;) !
Autre petit plus sympa, une coiffeuse est
venue faire un diagnostic du cheveu (oui, c’est un peu une Dr House
capillaire), couleur, matière et a même procédé à des tests dignes des experts.
Je suis donc l’heureuse propriétaire d’un cuir chevelu tendu. Je vous fais part
ici de notre petit échange :
La
coiffeuse : « - Êtes-vous stressée en ce moment ?
Moi :
- Je suis professeur !
La
coiffeuse : - Ahh ! »
Puis ce fut enfin au tour de
l’esthéticienne qui s’est également employée à jouer avec moult poudre à
empreintes et autres révélateurs sur ma peau. Vint alors le moment tant attendu
du pomponage : base, crème, poudre verte, anticerne, fond de teint,
poudre, (bref, un teint naturel de star !!) des yeux aux couleurs
printanières et modernes, orangé et kaki, du blush et le fameux rouge à lèvres
de grande, euh pardon, de femme bien sûr !
C’est donc avec le cœur (et le
portefeuille) plus léger (oui j’ai craqué pour le rouge à lèvres violine et le
super fard à paupière orangé !) que je suis sortie de cet institut. Prête
dorénavant à guetter le prochain bon
Rassemblon coiffure de cet institut car oui, j’ai des principes !
Ourania


