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lundi 31 mars 2014

Comment j'ai survécu au salon du livre de Paris




Ou comment j’ai (encore) loupé Sire Cédric
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   « Emportée par la foule qui nous traîne, nous entraîne
    Ecrasés l’un contre l’autre
    Nous ne formons qu’un seul corps », chantait Mademoiselle Piaf en 1957.

   Elle devait très certainement parler du salon du livre de Paris, je ne vois pas d’autres explications rationnelles à cette chanson. Mais si j’aime Edith Piaf, si j’aime les salons (même celui de chez toi, du moment qu’on peut s’étaler dans un canapé, ça me va) et si j’aime profondément Paris, j’aime beaucoup moins ne former qu’un seul corps avec des milliers de personnes.

   Je t’explique. Le salon a accueilli 198 000 visiteurs cette année sur quatre journées. Soit une moyenne de 49 500 personnes par jour. Imaginez donc ne faire qu’un seul corps avec autant de monde. (Que ceux sont qui ont les idées mal placées sortent immédiatement.) (Mais finissez quand même de lire l’article.) Imagine-toi en train d’essayer de retrouver les trois personnes avec qui tu es venu et que tu as perdues à peine 7 minutes après t’être aventuré  dans les méandres du Hall 1 de la Porte de Versailles. (Un conseil, ne le fais pas, ça ne servira à rien. Fais plutôt ce que tu avais prévu.) Imagine-toi en train de chercher cet auteur que tu aimes tant pour qu’il te dédicace un de ses livres. Au hasard, Sire Cédric et Henri Lœvenbruck.
   
Et là, il n'y avait pas grand monde !
   C’est donc seule et avec entre les mains un plan pas vraiment clair que je m’élance dans les allées. Bon, c’est vrai, le plan était clair, j’ai juste mis du temps à comprendre comment il fonctionnait. (Un jour, je te parlerai de mon sens de l’orientation. C’est un sujet de blagues sans fin pour mes amis… Mais je comprends. Pour te donner un exemple, il m’a fallu faire trois fois le tour de la salle pour pouvoir retrouver la sortie…)

   Pour tout te dire, j’ai plus erré que réellement cherché, découragée que j’étais par le monde qu’il y avait. Et c’est là que j’ai aperçu, dépassant légèrement, une chevelure blonde décolorée. Pas besoin de voir son visage, je sais exactement qui c’est. J’ai trouvé Henri Lœvenbruck !

Henri Lœvenbruck
   Auteur d’une quinzaine de romans s’inscrivant dans différents genres, tels que la fantasy, le thriller ou encore le roman historique, il est l’un de nos très très grands écrivains. Ce n’est pas compliqué, tu ne peux pas ne pas l’aimer. Si ? Non, ce n’est pas possible, je n’accepterai aucun argument ! Tu le lis, tu l’aimes et puis c’est tout. Fin de la conversation.

   Bon, après m’être fait piétiner les pieds par un  ?!$ de garde du corps d’un pseudo rappeur, et désormais pseudo écrivain, qui m’a royalement ignorée quand je lui ai fait remarquer (même pas peur) (je crois qu’il avait l’impression de protéger Obama), j’arrive enfin devant M. Lœvenbruck qui en plus d’être un écrivain hors pair est un homme d’une grande gentillesse (ce qui fait que tu dois l’aimer encore plus).

   Et tu te souviens de cet article sur Sire Cédric où je te racontais que je l’avais raté ? Ben pour faire court, c’est encore arrivé. Mais il y a eu un progrès : on était tous les deux au même endroit, au même moment. J’ai vu son stand en arrivant, je suis partie faire un tour, je n’ai plus retrouvé le stand. Ah si, au moment où il partait, je suis passée devant… Quand ça veut pas, ça veut pas.

Tháleia

vendredi 21 juin 2013

Vive l'été !

     L’été arrive (enfin selon la région où vous vous trouvez parce qu’ici, on se croirait plutôt en novembre.). Et qui dit été dit sable, mer, lunettes de soleil. Bref, qui dit été dit plage. Et lecture. Lectures de plage donc. Lectures légères qui ne prennent pas la tête. On met donc au placard (mais on n’oublie pas de les ressortir à la rentrée) les grands classiques et autres essais, et on se dirige vers les « lectures de filles ».

     Et au programme, je vous propose :

  •      La série de L’accro du shopping de Sophie Kinsella. Pas besoin de faire un résumé, le titre suffit. Sans compter que vous avez dû en entendre parler. Et si jamais vous avez vu le film, que vous ne l’avez pas aimé (rassurez-vous, c’est normal) et que du coup, vous n’avez pas envie d’ouvrir les bouquins, prétendez simplement qu’il n’a jamais existé et donnez une chance au moins au premier tome.
  •       La série des Queen Betsy - Vampire et… de Mary-Janice Davidson. Ici, pas de méchants vampires. Enfin si, un peu, forcément. Mais plutôt une reine des vampires qui adore les chaussures et les smoothies à la fraise ! Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un genre de Sex and the City de la nuit, mais pas loin.

    


     Bon avec six tomes pour la première série et neuf pour la seconde (le dixième sort en août), ça devrait aller pour les bouquins, non ?

     Et il y a aussi les magazines. J’adore les magazines. Je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs, mais j’en achèterais des tonnes si je pouvais. Et ceux que je préfère, ce sont les hors-séries. Et les hors-séries, l’été, il y en a plein. Alors comment on fait pour choisir ?

1/ Rendez-vous dans votre librairie préférée (ou n’importe laquelle, ça marche aussi, hein !)

2/ Fouillez dans la partie qui vous intéresse. Moi, c’est toujours les rayons musique et voyage.

3/ Trouvez votre bonheur (si vous ne trouvez rien, c’est que vous êtes compliquées. Ou que vous les avez déjà tous !).

4/ Regardez le prix et râlez parce que vous trouvez ça vraiment trop cher pour un magazine. (Même que des fois, ça vous coûte deux fois plus cher, parce que vous achetez un exemplaire pour une copine qui ne vit pas en France. Échange de bons procédés, quoi. *^_^*)

5/ Repartez quand même avec.


6/ Dévorez-le(s) en :
- écoutant la discographie de l’artiste concerné si c’est un hors-série sur la musique ;
- rêvant à votre prochain voyage ;
- regardant le dernier épisode de votre série préférée si c’est un magazine féminin (comprenez par là, qui ne vole pas haut) (qui a dit comme la majorité d’entre eux ?). (Oui, les magazines féminins aiment bien prendre les femmes pour des êtres superficiels et un peu débiles. Le plus désolant ? C’est qu’ils sont écrits par des femmes.) (A noter que je revendique mon côté superficiel, hein !)
- bronzant. Et n’oubliez pas de faire les tests avec vos copines !

7/ Quand ils sont finis… ben faites-en ce que vous voulez, retournez à la librairie et recommencez !

     Vous voilà parées pour passer l’été allongées sur le sable chaud, dans votre transat dans le jardin ou je ne sais où ailleurs. Le plus important étant : n’oubliez pas votre crème solaire (ou votre parapluie), profitez et surtout, amusez-vous !

Tháleia





mardi 16 avril 2013

Ces livres qu'on aime relire.


    Ah, les livres, les livres, les livres. Je fais partie de ces gens qui passeraient leur vie à en acheter et qui seraient ensuite dans l’impossibilité de tous les lire, faute de temps. A défaut de pouvoir me procurer des ouvrages par centaines (oui, carrément), ben je fais une liste de ceux que j’aimerais un jour lire. Liste dont je sais déjà que je n’aurai pas assez de deux ou trois vies pour en venir à bout.

    Et en attendant, j’en relis certains. Non pas parce que je manque de lecture (ça, c’est une chose qui ne m’arrivera jamais. Les lecteurs assidus et passionnés me comprendront.), mais juste parce que… j’en ai envie. Oui, c’est aussi simple que ça.


    Je distingue deux catégories de livres qu’on relit (enfin que je relis, ces catégories ne s’appliquent pas forcément pour vous).

    Une qui comprend des ouvrages qu’on va relire pour le simple plaisir de l’histoire. Des livres qu’on ne relira pas forcément en entier, dont on sautera certains passages, dont on ne lira que quelques chapitres parce qu’on a quelques minutes à perdre.

    Ça fonctionne toujours avec Harry Potter de J.K. Rowling. Quelque soit le tome, mais surtout le troisième (parce que Sirius Black). Je ne vous dirai pas combien de fois je les ai ouverts, je ne suis pas sûre d’assumer. Mais quel plaisir, chaque fois, de retrouver Harry et ses amis, de voir les liens entres les différents livres et se dire que, oui, décidément, ça a été écrit de manière très intelligente.


    Quelle joie aussi, de rejoindre Aragorn et sa compagnie (oui, bon, c’est celle de Frodo, mais j’ai mes préférences, que voulez-vous ?), le temps d’une bataille ou d’un petit bout de chemin vers les portes du Mordor.


    Mon autre catégorie concerne les livres que vous relisez de bout en bout à chaque fois ; ceux que vous avez toujours à portée de main ; ceux qui, à chaque fois, vous transportent, dont les mots ne vous lassent pas (alors que, bon, soyons réalistes, ce ne sont pas forcément les bouquins les mieux écrits ou les meilleurs que vous ayez lus) ; ceux que vous avez tellement ouverts, que les pages se décollent. Et vous avez beau connaître l’histoire sur le bout des doigts, vous parvenez toujours à découvrir quelque chose de nouveau. En d’autres termes, ce sont vos valeurs sûres, vos lectures refuges.

    C’est ainsi que régulièrement, je m’invite dans les salons londoniens de la fin du 19ème siècle pour m’assoir aux côtés de Dorian Gray, de sa beauté (presque) légendaire et de son air hautain ; que je m’aventure avec le Docteur Van Helsing et le couple Harker pour combattre le Comte Dracula dans les plaines de Transylvanie ; ou encore, que j’emménage, volontairement (mon côté masochiste, sans doute), dans le sinistre hôtel Overlook, avec la famille Torrance. Et, chaque fois, c’est un régal sans nom. Mais pour être honnête avec vous, même si ce sont mes livres favoris, je ne vous en parlerais sans doute pas si un jour nous discutions bouquins et que vous demandiez un conseil. Parce que ce sont les miens, à moi, mes chouchous et que mon côté égoïste ne veut pas les partager.


    Bon allez, il faut que je vous laisse, j’ai une soudaine envie de relire L’idiot de Dostoïevski. Mais avant de partir, une petite citation – un peu excessive – de Monsieur Oscar Wilde :

    « Les livres qu'on ne relit pas sans cesse avec plaisir ne valent pas la peine d'être lus. » 

Tháleia

samedi 13 avril 2013

A rebours

     Et si l’on commençait par la fin ? Non, pour une fois je ne parle pas de gâteaux, douceurs et autres gourmandises que l’on serait tenté de manger en premier dans un désir primaire, sauvage et enfantin de commencer par le dessert… Pas de nourriture donc, mais quelque chose qui peut se dévorer tout pareillement : un livre !
     Là encore attention, il n’est pas question de commencer par la dernière page, de lire le dernier mot et de découvrir le nom de l’assassin avant même que le meurtre ait eu lieu ! D’ailleurs, existe-t-il vraiment des romans policiers ou autres où le dénouement se fait réellement dans les dernières lignes ? J’ai envie de répondre non, haut et fort, car oui, à Artemiss, on est comme ça !
     Mais alors que veux-je dire exactement me demanderez-vous ? Pour y répondre il faudrait remonter à l’année de mon entrée au lycée (non je ne compterai pas, j’ai toujours mal à cause du Polaroïd) au cours de laquelle un professeur de français avait demandé les 2 livres que nous emporterions sur une île déserte. Il me semble me souvenir avoir répondu : « un non encore lu et mon préféré (celui dont je souhaite vous parler) ». Le professeur a alors tiqué sur ce dernier en me disant que je risquais vite de m’ennuyer avec celui-ci. « Erreur ! », lui ai-je alors rétorqué, car ce livre en question, composé de deux tomes, je ne l’ai toujours pas fini et m’impose depuis 12 ans (aïeuh, j’ai compté !) comme règle de ne jamais le terminer !
    Non pas qu’il soit inintéressant ou trop volumineux, bien au contraire ! Juste pour avoir toujours la sensation de le découvrir à nouveau, m’aventurant à tourner quelques pages de plus à chaque relecture et me retenant pour ne pas craquer.
    Pour ce faire, je concentre ma quête de pages nouvelles dans les 120 dernières pages du premier tome en poussant le vice (ou la difficulté c’est selon !) jusqu’à disséminer des groupes de pages vierges de lecture entre celles racornies. J’ai ainsi lu les dernières pages mais pas celles du milieu…
    Mais cette gymnastique a été rendue possible par un fait à priori tout à fait banal : j’ai commencé ce roman par le deuxième tome et non le premier, et cela en toute innocence (ah enfin voilà le rapport entre la fin, le livre et la nourriture !!).
     Je dois donc remercier ma ville d’enfance pour son absence de librairie convenable mais également l’auteur, Pauline Gedge pour ne pas la nommer, qui a eu la bonne idée de séparer les deux  intrigues d’une ellipse temporelle de 17 ans. Là où les lecteurs classiques retrouvaient des personnages vieillissants et amers de l’échec de leurs complots je découvrais de véritables palimpsestes qu’il me fallait déchiffrer. La tension qui devait paraître fausse ou grossièrement mise en scène pour les avertis qui connaissaient déjà les relations entre les personnages devenait réelle à mes yeux : la monstruosité cachée par des bandelettes du « méchant », le passé de la paysanne/médecin/concubine de Pharaon devenue servante (oui, l’intérim devait déjà exister dans l’Ancienne Egypte !) et la véritable affiliation du jeune héros restaient insaisissables !
      Mais tout ça n’était rien comparé au plaisir, que dis-je, au délice de découvrir de manière éclairée le premier tome en faisant revivre et rajeunir à coups de quelques pages tournées des personnages et un univers. Alors, le complot peut prendre naissance encore et encore et n’échouera que si je termine les dernières pages… 
Ourania
 

dimanche 10 mars 2013

Ma rencontre manquée avec Sire Cédric


   Début octobre 2012, au téléphone avec une cousine.

   « Tháleia, il y a le salon du polar à Cognac dans quinze jours, tu veux venir ?

   — Oui, pourquoi pas ? Il y aura qui comme auteurs ?

   — Aucun que je connais : Truc, Machin, Sire Cédric, Bi…

   — SIRE CEDRIC ?? Je viens ! Je l’adore, je veux une dédicace, je veux le rencontrer !! C’est quoi la date ? »


   Oui, parfois, j’entre en mode hystérique/fangirl quand on me parle de certaines personnes. Oui, malgré mon âge. Et non, je n’ai (presque) pas honte. Bref.

   N’étant finalement pas disponible, ma rencontre avec Sire Cédric n’aura pas lieu. Mais je ne m’avoue pas vaincue et j’envoie ma cousine me faire dédicacer L’enfant des cimetières, seul livre de l’auteur que je n’ai pas encore lu à l’époque.


   Quelques jours après, ma cousine me raconte la rencontre. 

   « Je suis allée te faire signer ton bouquin, et je suis partie. Mais comme il m’intriguait, je suis retournée le voir. »

   « Intriguant », oui, c’est sûrement le mot qui convient quand on voit le monsieur pour la première fois, avec ses longs cheveux noirs et ses yeux cerclés de crayon.

   « Je comprends pourquoi tu l’aimes tant, ajoute ma cousine en voyant mon sourire.

   — Ah bon, pourquoi ?

 — C’est un fan de Stephen King, et ses histoires sont pleines de choses étranges et d’hémoglobine. Ce sont ses mots.

   — Ah oui, c’est sûr qu’il ne faut pas avoir de problème avec le sang quand on le lit. Et il ne faut pas non plus avoir peur de psychoter un peu, une fois le livre refermé.

   — En tout cas, il est vachement sympa. Tu savais qu’il chantait un peu dans un groupe ? »


   Je lève les yeux au ciel comme si la réponse était évidente. Pour tout vous dire, oui, pour moi, elle l’est.

   Alors comment décrire Sire Cédric  et son style d’écriture ? Honnêtement, il fait ça très bien lui-même sur son site internet: « Qui je suis ? Oh. Juste un type qui écrit des histoires avec des monstres dedans. »

   C'est un bon résumé. Des romans policiers – voire thrillers – où se côtoient des monstres, du surnaturel, des miroirs qui servent de portes, des enfants fantôme et bien d'autres choses. (Mais rassurez-vous, il ne met pas tout ça dans un seul et même livre !) Le genre d'histoires qu'on ne donne pas à n'importe qui sous peine d'être haï à jamais par la personne qui n'aime pas le genre.

   Bon moi, j'ai malheureusement loupé ma rencontre avec lui (ce n'est que partie remise), mais vous, vous, vous pourrez le croiser aux Quais du Polar de Lyon, du 29 mars au 1er avril, ou aux Imaginales d'Epinal, du 23 au 26 mai. En attendant, il est parti s'isoler pour écrire son prochain roman.

Tháleia





vendredi 8 mars 2013

Comment je n'ai pas rangé ma bibliothèque.


   Une journée pluvieuse. Une de celles où on ne sait pas trop comment s’occuper.

   Qu’est-ce que je pourrais bien faire ? Regarder un film ? Non, je ne suis pas d’humeur. Prendre un bon bouquin ? Mon regard se dirige vers la bibliothèque. Des centaines de livres s’y entassent dans une anarchie plus ou moins contrôlée. Comprenez,  il n’y a aucune logique de rangement. Je pose les livres où il reste de la place au fur et à mesure qu’ils sont lus, alors forcément… Trouver une façon convenable de ranger tout ça ne serait pas du luxe. Allez, c’est parti.

(Avertissement : si, comme moi, vous avez une forte tendance nostalgique, ça risque de vous prendre du  temps.
« Oh, Les Lettres Persanes, j’avais dû les lire au lycée. La prof nous avait amenés voir l’adaptation théâtrale, c’était mauvais. »
Et me voilà plongée dans mes souvenirs des années lycée.)

   1/ Sortir tous les livres de la bibliothèque et les poser par terre, en pile. Oui, selon le nombre de bouquins que vous possédez, votre pièce peut rapidement se transformer en un véritable capharnaüm. Mais soyons réalistes, un capharnaüm de livres, c’est beau.


   « Mince, comment je fais pour me déplacer maintenant, y’en a partout. »

   « Mais fais gaffe, t’as tout fait tomber ! »

   2/ Réfléchir à la façon dont je veux classer mes livres. Par genre ? Par édition ? Par siècle ? Uniquement par ordre alphabétique ?
S’engage alors un dialogue avec moi-même :

   « Euh, attends, t’es gentille, mais je fais comment quand j’ai des livres de poche et des livres brochés d’un même auteur ? Non, parce que ça complique un peu. Et quand un auteur écrit dans plusieurs genres ? Et mes livres en langues étrangères, je les classe avec mes livres en français ou je leur laisse une étagère rien que pour eux ? Et les biographies des personnages historiques, je les mets avec mes livres d’histoire ou avec mes autres biographies ? Et si j’ai une biographie d’un sportif/chanteur (non, ce n’est pas Yannick Noah) en anglais, j’en fais quoi ?

   — Euh… Ben je sais pas trop. Sans compter qu’il faut laisser un peu de place sur les étagères pour pouvoir ajouter des livres.

   — Et en plus, des fois, j’ai plusieurs fois le même bouquin, mais dans des éditions différentes.

   — Ça te sert à quoi ?

   — A rien, mais ça me fait plaisir d’avoir trois fois Le Seigneur des Anneaux, L’île au trésor et Les Fleurs du Mal.

   — … »

   Assise par terre en tailleur, je regarde, perplexe, les livres qui s’étalent autour de moi. Rien à faire, je n’arrive pas à me décider. Désœuvrée, je les ramasse un par un et les repose dans la bibliothèque, là où ils étaient. Pas besoin de classement, je sais exactement où chaque livre se trouve de toute façon.

   En résumé, mon rangement n’aura servi à rien, mais j’ai repéré quelques œuvres dont je vous parlerai bientôt. Durée de l’opération : 4h30. Je recommencerai sûrement un de ces jours.




Tháleia