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mardi 4 juin 2013

Mars, Vénus, etc.

     Si je vous dis « plombier, garagiste et médecin », vous pensez à quoi ? Les audacieuses pourraient répondre à un début de film p****, les plus traumatisées par leur carrière (et nous sommes nombreuses !) penseront à un mauvais rendez-vous avec un conseiller d’orientation… Celles, enfin, dont la vie n’est hélas pas composée uniquement de maquillage, de shopping et de sorties, bref, de glamour, auront pu déceler le véritable cœur du problème (car oui les trois professions mises côte à côte sont inévitablement synonymes, n’ayons pas peur des mots, de catastrophe) : la communication !

    En effet, au cours de notre vie et de notre apprentissage de la sociabilité (ou de la civilisation c’est selon !), nous sommes confrontées à différents types d’individus face auxquels les codes du langage ne sont pas innés. L’homme, le mâle, en est évidemment l’une des représentations les plus évidentes. Il n’y a qu’à se référer à cet épisode traditionnel où l’homme a oublié de vous souhaiter/apporter/offrir (rayer la ou les mentions inutiles(s)) ce que vous attendiez depuis toute votre vie (ou 3 jours, peu importe !). Comment ça vous ne lui aviez pas dit et donc il n’avait aucune raison de pouvoir le savoir tout seul ? Et alors, est-ce bien une raison suffisante ? N’est-ce pas là une preuve flagrante de cette incompréhension typique ??
     Et encore, cela n’est rien. Tout se complique lorsque vous vous trouvez face à un homme, un mâle, devenu spécialiste d’un domaine qui vous échappe totalement : plombier, garagiste ou médecin par exemple… Je dois avouer que ma dernière rencontre avec un plombier m’a laissée un souvenir des plus savoureux ! Non pas à  cause d’une réminiscence d’une certaine publicité pour Coca Cola Light  diffusée dans les années 90
(et brillamment réadaptée en 2013)
(d’ailleurs dans l’originale, le mâle est livreur, dans la seconde, jardinier, donc vraiment rien à voir !) mais bien pour cet étrange dialogue échangé :
-          « Madame, hey, madame !
-          Ouiii ?
-          Où est votre grille d’évacuation ?
-          Euh, je ne sais pas, à quoi cela ressemble-t-il ?
-          Bah à une grille d’évacuation… »
    Bref… Une grille d’évacuation trouvée plus tard, le mâle ajouta :
-          Ah, je suis rassuré !
-          Pourquoi, c’est vraiment dangereux ?
-          Ah, ben ce n’est pas moi qui vis ici, mais ne vous inquiétez pas, c’est le propriétaire qui paiera les travaux !
    Rassurée de savoir que je risque de mourir à tout moment mais de manière totalement gracieuse, je raccompagnai ce cher mâle à la porte. Ce fut alors que ma chère voiture commença à son tour à me faire défaut (non je n’ai aucun problème avec ce qui est technique et technologique…). La rencontre avec le garagiste devint imminente :
-         " Alors, madame, quel est votre problème ?
-          Moi, je vais bien merci, mais ma voiture ne démarre que par intermittence.
-          Hum, ce doit être le démarreur, que se passe-t-il quand vous tournez la clef ?
-          Ben ça fait (attention, un terme hautement technique va suivre !) « flaflaflaflafla » (j’avais prévenu !) et ça ne se lance pas.
-          … !"
    Un cours de mécanique plus tard, on m’apprend que ma voiture souffrirait d’un terrible Münchhausen (oui je regarde trop les séries médicales) et qu’elle ira bien jusqu’à ce que ça n’aille plus…
   En conclusion, encore un échange très productif !
Ourania
 
    

vendredi 29 mars 2013

Coquin de printemps


     « J’ai envie de printemps », voilà la phrase qui me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines. Oui, le printemps pour moi ne commence pas à partir d’une date fixe mais bien avant. Cela débute généralement dès les premiers rayons de soleil au début du mois de février. Car qui dit « soleil » dit « terrasse de café », qui dit « robe et petit haut fleuris », bref, qui dit « printemps ». Seulement voilà, si cette envie est persistante elle est surtout précoce et donc difficile à satisfaire !
     Quelles sont alors mes parades pour devancer et, ne soyons pas modestes, faire venir le printemps à moi avant l’heure, me demanderez-vous avides et suppliantes ? Ma réponse tient en trois points : coiffure, décoration et goûter (les piliers quoi !).
     Nous avons beau avoir envie de troquer notre manteau d’hiver et nos écharpes contre un perfecto rouge vif et un chèche perlé et pailleté force est de constater que le temps n’est pas encore venu. La coiffure est alors un moyen satisfaisant de négocier l’envie de renouveau et de légèreté avec le problème de la température extérieure. C’est dit, nos cheveux arboreront le soleil que nous n’avons pas dehors !!!
     C’est comme ça que cette année (oui je suis cyclique) j’ai jeté mon dévolu sur les petits nœuds ! Fleuris, pastels, à pois, en dentelle ou en jean, me voilà lancée… Enfin dans leur achat, car je ne suis pas encore tout à fait sûre d’assumer les nœuds dans les cheveux, j’appartiens à la génération Candy, vous comprenez ?
    Mais ces achats capillaires m’auront permise de patienter jusqu’à ma deuxième phase de parade du printemps : la décoration ! Celle-ci correspond à la floraison des arbres fruitiers ou routiers on ne sait plus bien ! Qu’ils soient rouges, roses ou blancs, fanés ou bourgeonnants, ces arbres en fleurs réveillent en moi des pulsions hautement délinquantes, qui me poussent aux dernières extrémités pour les posséder.
     C’est ainsi que vers la mi-mars, tard dans la nuit, vous pourriez croiser une silhouette rôder près de ces arbres au bord de la route. L’arbre vous semblera bouger de manière inexplicable puis, tout à coup, la silhouette préalablement aperçue paraîtra plus branchue qu’auparavant. Non, ne la jugez pas, cette silhouette hautement anonyme (bien sûr, cette anecdote est purement fictive, toute ressemblance avec la personne ayant rédigé cet article ne saurait être que fortuite) ne fait qu’aider l’arbre à accomplir sa destinée de beauté.
                                            

    Ou plutôt à faire venir le printemps dans mon intérieur, car à l’extérieur, ce n’est pas encore tout à fait ça… !
    Et si cela ne suffit toujours pas, je vous donne rendez-vous mardi pour amener le printemps dans vos assiettes!
Ourania