jeudi 3 avril 2014

It's been legen-wait for it-dary!

« Voilà, c´est fini
      On va pas s´dire au revoir comme sur le quai d´une gare », chantait Jean-Louis Aubert à la fin des années 1980. (Oui, je commence mon article de la même façon que la semaine dernière, and so what?) Ça tombe bien, ces paroles sont adaptées à la situation.

   Après 9 ans de bons et loyaux services, Barney, Lily, Marshall, Robin et Ted, la joyeuse bande de How I Met Your Mother, nous ont fait leurs adieux le 31 mars.



   Si pendant ces deux ou trois dernières saisons j’ai souvent répété qu’il fallait que cette série se termine enfin, que ce n’était plus drôle, j’ai vaille que vaille continuer à regarder le petit groupe évoluer au fil des semaines, trop attachée à eux pour les abandonner au milieu de leur histoire. Rien n’aurait pu me faire arrêter, même pas les trop régulières déceptions ressenties après certains épisodes. Après tout, les enfants de Ted sont restés assis pendant des heures sur ce fichu canapé à écouter leur père, je pouvais bien consacrer 23 minutes par semaine à Barney et ses conquêtes, au couple délirant formé par Lily et Marshall, à la canadienne Robin (oui, c’est « important » dans la série) et enfin, à Ted et sa recherche de l’Amour, oui, avec un grand A.

   Alors qu’avons-nous « appris » au cours de ces 208 épisodes ?
  •  Rien de bon n’arrive après 2h du matin. Je crois qu’on sera tous d’accord avec ça, on ne prend JAMAIS de décision en plein milieu de la nuit, c’est la catastrophe assurée.
  •  La règle du « pas de question ». Très pratique, elle te permet de demander n’importe quel service à un ami sans que celui-ci puisse te demander pourquoi/pour quoi.

  • Tu as le choix : tu reçois 10 claques maintenant ou 5 claques réparties sur le reste de ta vie.
  • Wait for it.
  • La théorie de l’homme nu. Et là, je m’adresse à vous, Messieurs. Plutôt qu’une explication qui, je le sais, ne serait pas claire, je vais simplement vous citer le texte.

« Voilà le truc. T'es au premier rencard, t'as bu quelques verres, tu sors une excuse pour aller chez la fille. Puis, quand elle part, tu te déshabilles et t'attends. Quand elle revient, elle rit. Elle est si séduite par ton assurance, et ta bravade qu'elle couche avec toi. »

   Le principe est simple, le succès pas vraiment garanti. Ça n’a pas fonctionné pour Monica et Joey, dans Friends.


  •   Les high-fives sont fondamentaux et utilisables pour tout.
  •  « Haaave you met Ted? »
  • Si tu ne peux pas repérer  la personne complètement folle dans le bus/train/n’importe quel moyen de transport en commun, c’est que c’est toi.
  • N'hésite pas à faire des "interventions".


  •  Fais des erreurs. En sachant pertinemment qu’elles le sont. Parce que parfois, tu dois juste les faire.
  • Tout le monde veut Marshall comme meilleur ami. Ça n’a rien à voir, je voulais juste te le faire remarquer.
  •  Suit up!
  •  Apprécie chaque moment de délires avec tes amis, ils ne dureront pas pour toujours.

  • La personne parfaite pour toi n’est pas forcément le grand amour de ta vie.
  • Quoi que tu fasses dans la vie, ce n’est jamais legendary si tes amis ne sont pas là pour le voir.
  • Ce n’est pas parce que tu sais comment quelque chose va se finir que tu ne peux pas apprécier le voyage.
  •  Ne t’inquiète pas, la boucle finit forcément par être bouclée.
Tháleia

lundi 31 mars 2014

Comment j'ai survécu au salon du livre de Paris




Ou comment j’ai (encore) loupé Sire Cédric
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   « Emportée par la foule qui nous traîne, nous entraîne
    Ecrasés l’un contre l’autre
    Nous ne formons qu’un seul corps », chantait Mademoiselle Piaf en 1957.

   Elle devait très certainement parler du salon du livre de Paris, je ne vois pas d’autres explications rationnelles à cette chanson. Mais si j’aime Edith Piaf, si j’aime les salons (même celui de chez toi, du moment qu’on peut s’étaler dans un canapé, ça me va) et si j’aime profondément Paris, j’aime beaucoup moins ne former qu’un seul corps avec des milliers de personnes.

   Je t’explique. Le salon a accueilli 198 000 visiteurs cette année sur quatre journées. Soit une moyenne de 49 500 personnes par jour. Imaginez donc ne faire qu’un seul corps avec autant de monde. (Que ceux sont qui ont les idées mal placées sortent immédiatement.) (Mais finissez quand même de lire l’article.) Imagine-toi en train d’essayer de retrouver les trois personnes avec qui tu es venu et que tu as perdues à peine 7 minutes après t’être aventuré  dans les méandres du Hall 1 de la Porte de Versailles. (Un conseil, ne le fais pas, ça ne servira à rien. Fais plutôt ce que tu avais prévu.) Imagine-toi en train de chercher cet auteur que tu aimes tant pour qu’il te dédicace un de ses livres. Au hasard, Sire Cédric et Henri Lœvenbruck.
   
Et là, il n'y avait pas grand monde !
   C’est donc seule et avec entre les mains un plan pas vraiment clair que je m’élance dans les allées. Bon, c’est vrai, le plan était clair, j’ai juste mis du temps à comprendre comment il fonctionnait. (Un jour, je te parlerai de mon sens de l’orientation. C’est un sujet de blagues sans fin pour mes amis… Mais je comprends. Pour te donner un exemple, il m’a fallu faire trois fois le tour de la salle pour pouvoir retrouver la sortie…)

   Pour tout te dire, j’ai plus erré que réellement cherché, découragée que j’étais par le monde qu’il y avait. Et c’est là que j’ai aperçu, dépassant légèrement, une chevelure blonde décolorée. Pas besoin de voir son visage, je sais exactement qui c’est. J’ai trouvé Henri Lœvenbruck !

Henri Lœvenbruck
   Auteur d’une quinzaine de romans s’inscrivant dans différents genres, tels que la fantasy, le thriller ou encore le roman historique, il est l’un de nos très très grands écrivains. Ce n’est pas compliqué, tu ne peux pas ne pas l’aimer. Si ? Non, ce n’est pas possible, je n’accepterai aucun argument ! Tu le lis, tu l’aimes et puis c’est tout. Fin de la conversation.

   Bon, après m’être fait piétiner les pieds par un ☠ ?!$ de garde du corps d’un pseudo rappeur, et désormais pseudo écrivain, qui m’a royalement ignorée quand je lui ai fait remarquer (même pas peur) (je crois qu’il avait l’impression de protéger Obama), j’arrive enfin devant M. Lœvenbruck qui en plus d’être un écrivain hors pair est un homme d’une grande gentillesse (ce qui fait que tu dois l’aimer encore plus).

   Et tu te souviens de cet article sur Sire Cédric où je te racontais que je l’avais raté ? Ben pour faire court, c’est encore arrivé. Mais il y a eu un progrès : on était tous les deux au même endroit, au même moment. J’ai vu son stand en arrivant, je suis partie faire un tour, je n’ai plus retrouvé le stand. Ah si, au moment où il partait, je suis passée devant… Quand ça veut pas, ça veut pas.

Tháleia

vendredi 28 mars 2014

Un thé fumant



     En ces jours pluvieux du mois de Novembre, euh, de fin de Mars, je souhaiterais vous parler de l’une de mes addictions. Non, je ne veux pas parler de drogue, ni de tabac, ni d’alcool … Oui, je sais, j’entends déjà vos voix déçues, quelque peu hargneuses, voire, insultantes, hurler : « Mais alors de quoi veut-elle bien nous parler de plus intéressant que ça ?? De Daniel Craig ? De chocolat ? De chocolat sur le corps de Daniel Craig ? ». 

    Alors, pour être  honnête avec vous, il est vrai que les deux font partie de mon top 3 des addictions (comme peut honteusement en témoigner l’un de mes précédents articles : http://artemiss3.blogspot.fr/2013/05/hot-chocolate.html ). Mais, étant depuis peu au régime et donc en sevrage forcé de chocolat (et de Daniel aussi : « Bonjour je m’appelle Ourania et ça fait 10 mois que je n’ai pas vu Skyfall !!! Bonjour Ourania… »), je trouve ma nouvelle gourmandise et mon nouveau plaisir dans le thé.



    Non, le mot addiction n’est pas exagéré, car, la consommation de thé, par certains côtés, ressemble beaucoup à celle de la cigarette. Pour l’une comme pour l’autre il y a la première/premier du matin, celle /celui qui réveille et qui marque le début de la journée. Tout comme son opposé, la dernière gorgée/bouffée du soir qui nous détend et nous dit bonne nuit. N’oublions pas non plus les pauses thé qui ponctuent la journée comme autant de cigarettes, celles qui se prennent en solo ou entre collègues, à l’intérieur ou à l’extérieur. 


    Il serait faux de croire que la magie du thé provient seulement du breuvage car son contenant y contribue fortement ! Pour appuyer ma thèse, je me permettrai de citer Tháleia alors qu’elle émettait l’une de ses pensées profondes : « Les mugs, c’est la vie ! ».  Qu’ajouter à cela si ce n’est « les tasses aussi ! ». Oui, les mugs et les tasses jouent un rôle essentiel dans la consommation de thé.
     Lorsque je n’ai pas le moral ou quand je vais au travail j’emporte toujours la tasse que Tháleia m’a rapportée d’Irlande : voyante, kitsch, décalée, en un mot parfaite pour le boulot ! Elle me met de bonne humeur immédiatement ! 


     Il y a aussi la chouchoute, chic, gourmande et sucrée qui donne un air de pâtisserie  parisienne à chaque bouchée gorgée.


     Ou celles des grandes occasions (ou plutôt des petites occasions qui se muent en grandes), celles 

empruntées à ma grand-mère (non mamie je ne te les ai pas volées, juste empruntées) (si, si !) ou celles 

chinées à Soho ou sur le marché de Notting Hill à Londres (oui, je me la pète !). Avec leur jolie 

soucoupe et sous-tasse que j’aime dépareiller à l’envie pour un afternoon tea champêtre à la Alice ! 


    Alors oui, pour une fois, il est pleinement permis de réécrire l’adage sur la beauté intérieure, 

puisqu’avec le thé, l’aspect extérieur compte beaucoup lui aussi !

Ourania