Le sujet de cet article pourrait être
l’une des réponses à nos nombreuses questions concernant la longueur des ô combien
grandes vacances d’Artemiss (oui, quand un chiffre ou un nombre est supérieur à
1, nous pouvons utiliser le terme « nombreux »). Je veux bien entendu
parler du départ de l’une des journalistes du fameux blog sur le terrain en
mission pour une durée indéterminée !!!
Bon d’accord, en fait il ne s’agissait que
de moi, Ourania, partie en séjour humanitaire (ben oui il y avait d’autres
humains), (si, ça compte), de plusieurs mois dans une antique civilisation du
Sud de la Terre. Pour faire des fouilles (non, rien à voir avec des visites
touristiques) et pour aider à redresser l’économie locale (comment ça du
shopping ??), sans oublier d’ouvrir mes sens à une autre culture (si, la
nourriture est une forme de culture).
Bon, ok, ok, je ne suis partie qu’un
week-end … A Rome… Pour visiter … Pour faire du shopping … Pour manger… Alors,
certes, si ce week-end ne contribue pas à justifier notre interruption du moins
nous fournit-il un sujet d’article tout frais ! Mais encore faut-il
trouver le moyen d’aborder un tel sujet ! Et surtout celui d’éviter les
clichés !
Donc, essayez d’oublier la petite voix
(non, sincèrement, le jeu de mots avec Etienne Daho n’est pas volontaire) (ou
assumé) qui résonne dans votre tête chantant en boucle « Week-end à
Rome… ». Car, ne vous leurrez-pas, vous n’y serez jamais seuls, « tous
les deux sans personne ».
Il faut aussi savoir modérer son enthousiasme intellectuel ! Pouvoir encore réciter par cœur les deux
premières déclinaisons en latin ne vous transformera pas en docteur es google trad spécialisation reverso, face aux belles phrases gravées
sur les façades. Mais le Guide du routard
oui !
Lisez la phrase à l’avance et lorsque votre compagnon de voyage vous
posera la question sur la signification de la phrase sibylline, prenez un air
concentré et votre temps pour répondre. N’hésitez pas à faire des gestes dans
le vide comme si vous recomposiez la phrase dans l’ordre, puis, en balbutiant
légèrement, récitez la traduction. J’ai testé, ça marche !
J’entends déjà
des voix s’élever, craintives, « et
si la traduction ne figure pas dans le guide ?? ». Ne vous inquiétez
pas, il suffit alors d’apprendre la phrase suivante par cœur :
« désolée, ma spécialité s’est concentrée sur les trois premières périodes
du latin classique, j’ai refusé que le latin vulgaire souille l’harmonie
originelle de cette noble langue indo-européenne ».
Et
l’on ne peut décemment pas ignorer la visite du Colisée, d’ailleurs, pourquoi
l’ignorer, et que vient faire la décence là-dedans ? En effet, Rome est
connu pour son empire, sa rigueur et sa force mais aussi pour sa décadence, ses
orgies, bref la démesure.
Et cette dualité est toute entière contenue dans le
Colosseo. La violence extrême et crue des combats des gladiateurs est pourtant
maitrisée et codifiée par tout un ensemble de règles qui dépasse celle du pouce
levé. Les animaux qui y côtoient les guerriers sont bien sauvages mais domptés
au service du deus ex machina. Et un
esclave peut y devenir libre s’il sait se transformer en dieu.
Alors,
puisque Rome est passée maitresse dans les paradoxes et les inversions,
n’hésitez pas à faire de même ! Par exemple, en vous éloignant du centre
historique et du fameux forum pour prendre le métro jusqu’aux studios de cinéma
de Cinecittà. Là, vous y retrouverez une Rome antique, faite de poutres
métalliques et de carton pâte, fausse en un mot, mais pourtant si réelle et
magique.
Ourania



Heuuuuuu ! Ça fait plaisir de vous retrouver ! De se marrer en lisant et en t'imaginant te marrer toi même en écrivant; de découvrir Rome au travers de ton filtre. Manque quand même deux trois détails hautement éducatifs et croustillants comme du chocolat blanc !
RépondreSupprimerMerci merci chère amie anonyme que je soupçonne hautement d'être Briviste! Une version 2 de l'article est en projet rempli de euh, de chocolat blanc, et, purement fictionnel, d'un portefeuille volé!
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