samedi 13 avril 2013

A rebours

     Et si l’on commençait par la fin ? Non, pour une fois je ne parle pas de gâteaux, douceurs et autres gourmandises que l’on serait tenté de manger en premier dans un désir primaire, sauvage et enfantin de commencer par le dessert… Pas de nourriture donc, mais quelque chose qui peut se dévorer tout pareillement : un livre !
     Là encore attention, il n’est pas question de commencer par la dernière page, de lire le dernier mot et de découvrir le nom de l’assassin avant même que le meurtre ait eu lieu ! D’ailleurs, existe-t-il vraiment des romans policiers ou autres où le dénouement se fait réellement dans les dernières lignes ? J’ai envie de répondre non, haut et fort, car oui, à Artemiss, on est comme ça !
     Mais alors que veux-je dire exactement me demanderez-vous ? Pour y répondre il faudrait remonter à l’année de mon entrée au lycée (non je ne compterai pas, j’ai toujours mal à cause du Polaroïd) au cours de laquelle un professeur de français avait demandé les 2 livres que nous emporterions sur une île déserte. Il me semble me souvenir avoir répondu : « un non encore lu et mon préféré (celui dont je souhaite vous parler) ». Le professeur a alors tiqué sur ce dernier en me disant que je risquais vite de m’ennuyer avec celui-ci. « Erreur ! », lui ai-je alors rétorqué, car ce livre en question, composé de deux tomes, je ne l’ai toujours pas fini et m’impose depuis 12 ans (aïeuh, j’ai compté !) comme règle de ne jamais le terminer !
    Non pas qu’il soit inintéressant ou trop volumineux, bien au contraire ! Juste pour avoir toujours la sensation de le découvrir à nouveau, m’aventurant à tourner quelques pages de plus à chaque relecture et me retenant pour ne pas craquer.
    Pour ce faire, je concentre ma quête de pages nouvelles dans les 120 dernières pages du premier tome en poussant le vice (ou la difficulté c’est selon !) jusqu’à disséminer des groupes de pages vierges de lecture entre celles racornies. J’ai ainsi lu les dernières pages mais pas celles du milieu…
    Mais cette gymnastique a été rendue possible par un fait à priori tout à fait banal : j’ai commencé ce roman par le deuxième tome et non le premier, et cela en toute innocence (ah enfin voilà le rapport entre la fin, le livre et la nourriture !!).
     Je dois donc remercier ma ville d’enfance pour son absence de librairie convenable mais également l’auteur, Pauline Gedge pour ne pas la nommer, qui a eu la bonne idée de séparer les deux  intrigues d’une ellipse temporelle de 17 ans. Là où les lecteurs classiques retrouvaient des personnages vieillissants et amers de l’échec de leurs complots je découvrais de véritables palimpsestes qu’il me fallait déchiffrer. La tension qui devait paraître fausse ou grossièrement mise en scène pour les avertis qui connaissaient déjà les relations entre les personnages devenait réelle à mes yeux : la monstruosité cachée par des bandelettes du « méchant », le passé de la paysanne/médecin/concubine de Pharaon devenue servante (oui, l’intérim devait déjà exister dans l’Ancienne Egypte !) et la véritable affiliation du jeune héros restaient insaisissables !
      Mais tout ça n’était rien comparé au plaisir, que dis-je, au délice de découvrir de manière éclairée le premier tome en faisant revivre et rajeunir à coups de quelques pages tournées des personnages et un univers. Alors, le complot peut prendre naissance encore et encore et n’échouera que si je termine les dernières pages… 
Ourania
 

mardi 9 avril 2013

Faire les boutiques un samedi après-midi…

     … ou comment je suis devenue une meurtrière !
    Enfin pas réellement hein, rassurez-vous, je ne suis pas violente… Bon, ok, si vous demandez à certaines personnes de mon entourage ils pourront éventuellement vous répondre par l’affirmative mais en rajoutant un mot important, voire capital : « involontairement » ! Car oui je suis maladroite et je peux agresser mes proches (et souvent moi-même) à force de coups de coudes, de genoux et par un nombre assez impressionnant de chutes d’objets (vous vous souvenez peut-être du sort de ma petite table suédoise... Pour celles qui auraient oublié : http://artemiss3.blogspot.fr/2013/03/le-nutella-et-moiet-toiet-nous-quoi.html)! Mais je m’éloigne de mon sujet. Oublions ma digression précédente et concentrons-nous sur le fait que je ne suis pas violente de nature et pourtant, pourtant, dans certaines circonstances un mawashi geri serait le bienvenue.
    Ayant quelques heures de libre, je m’étais dit qu’aller flâner en ville et faire quelques essayages seraient une activité agréable. Ô comme je me trompais…
     Mes pas m’emmenèrent droit vers un grand magasin d’origine suédoise dont le nom se compose de 2 lettres (chut chut pas de marques). Certes, je m’attendais à la foule n’étant pas complètement naïve et me doutant bien que je n’avais pas eu une idée novatrice en décidant d’aller faire les boutiques un samedi après-midi. Mais je ne m’attendais pas à ce type de foule : des gamins ! Pire, des gamines !

      Je tiens à préciser que tous les dialogues qui vont suivre sont réels et s’ils ont été modifiés, ce n’est que pour y apporter des corrections orthographiques (oui les fautes peuvent aussi s’entendre à l’oral).
     Alors que je me dirigeais vers un petit haut bien sympathique, une forme m’arrivant à la taille me dépasse pour foncer sur le haut d’à côté en hurlant « c’est ça que je veux ! » ; le « ça » en question étant un haut à paillettes du genre mamie Yéta et avec un décolleté de catcheuse (ça me fait penser que nous possédons un article bien sympathique sur le catch : http://artemiss3.blogspot.fr/2013/03/dossier-thematique-ces-choses-quon-aime.html ). Je me tourne alors vers l’envahisseur pour m’apercevoir bien vite qu’elle a moins de 10 ans. Et qu’elle n’est pas la seule… Ici, le mawashi geri ne s’impose pas. Seul un muet « mais qu’est-ce-que tu fais dans MON rayon gamine ? » étant suffisant. Je décide quand même d’affronter la file d’attente des cabines et me retrouve bien évidemment coincée entre deux adolescentes : un progrès donc ! L’une d’elle est même accompagnée de sa mère : une espèce en voie de disparition ! S’en est alors suivi un échange qui restera gravé à jamais en moi (non, je n’exagère jamais) :
-          « Mais tu avais dit que je pouvais prendre ce que je voulais !
-          Oui, mais dans une limite de 100€ ma chérie.
-          Anh tu es trop méchante, 100€ c’est rien ! »
C’est à ce moment-là que mon corps de doctorante fut pris d’un malaise. Une fois réveillée j’allais aux caisses toujours précédée dans la file par des lycéennes. Une fois de plus, je ne pus échapper à leur conversation qui tournait autour des cadeaux d’anniversaire de la première :
-          « Attends, mon père m’avait promis de m’acheter un billet de concert et à la place il m’a offert un appareil photo numérique !
-          Anh comment c’est trop abusé de sa part !!
-          Et en plus il ne comprend pas pourquoi je suis en colère contre lui !! »
Euh moi non plus d’ailleurs mais bon ! Un demi mawashi geri aurait été alors ma sentence si son amie n’avait pas poursuivi en disant :
-          « Il aurait pu te prendre un polaroïd, c’est bien ça !
-          Un quoi ? Je ne connais pas ça !! »
Pour cause de coup de vieux subit j’ai dû réviser mon jugement : un mawashi geri total et sans appel !!!

Ourania                                                                           

samedi 6 avril 2013

Fáilte go hÉirinn!


    Il y a toujours un moment dans l’année où l’envie me prend de tout laisser tomber et de partir. Partir loin. Partir Ailleurs. Partir voir comment ça se passe chez nos voisins européens, de l’autre côté de l’Atlantique ou de la Méditerranée. Il y a tellement de choses à voir, tellement de lieux à découvrir, tellement de gens à rencontrer.

    Alors aujourd’hui, je vous emmène avec moi visiter la patrie d’Oscar Wilde et de Bram Stocker, de Bono et de Sinead O’Connor, le pays de la Guinness® et du whisky.
Bienvenue en terre irlandaise, bienvenue à Dublin.


    Le gros avantage de Dublin, c’est que c’est une ville à taille humaine. Alors oubliez bus et autres trams, enfilez vos bottes de pluie (et ce, quelle que soit la saison) et allez vous perdre dans les rues. Ne paniquez pas, vous ne serez jamais vraiment perdus et, si c’était le cas, les Irlandais seront toujours prêts à vous aider.

    Et si nous commencions notre visite par les musées ?

- Les férus d’histoire iront faire un tour à l’Archeology Museum ;

- les amateurs de peinture se précipiteront à la National Gallery (qui, en plus, a une boutique souvenir qui risque de faire chauffer votre carte bleue) ;

- les littéraires iront admirer la National Library of Ireland dont le rez-de-chaussée est consacré à Michael Yeats. N’hésitez pas à emprunter les escaliers et à aller voir la sublime bibliothèque du 1ère étage. (Silence exigé, elle est encore en activité.) ;

- et les amateurs d’art en général pousseront les portes de la Chester Beatty Library.

    Et si comme moi vous êtes de vrais curieux et voulez tout voir, n’hésitez surtout pas. Ils valent tous le coup et sont gratuits (argument non négligeable) !



    Mais midi a sonné depuis longtemps et il est temps de se restaurer. Profitez donc du rayon de soleil (oui, c’est possible) pour manger un sandwich sur les pelouses du parc St Stephen’s Green.

    Vous pouvez profiter de l’après-midi pour vous écarter un peu du centre et aller visiter la Guinness Storehouse. Bon, je vais être honnête avec vous, je n’ai pas été convaincue par cette visite. Certes, ce n’est pas inintéressant (si la fabrication de la bière vous intéresse), mais j’ai trouvé ça un peu cher pour ce que c’est. D’autant que si vous vous y rendez en période estivale, vous n’aurez pas forcément d’audio-guide en français (il y en a peu et vraiment beaucoup de monde).



    Pendant que vous êtes dans le coin et si vous êtes anglophone, allez visiter Kilmainham Gaol, une ancienne prison où nombre de révolutionnaires ont été enfermés et exécutés. Vous apprendrez beaucoup sur l’Indépendance Irlandaise. Autant vous le dire, ça a été ma visite coup de cœur.

    Mais attendez, vous avez vu l’heure ? C’est l’heure du goûter ! Là, on ne réfléchit pas deux fois, on se précipite au Queen of Tarts. Comment décrire ce petit salon de thé ? N’ayons pas peur des mots, c’est un petit bout de paradis sur terre, rien de moins. Et j’exagère à peine.


    Après cette pause bien méritée, repartons pour une petite promenade un peu plus tranquille. Pourquoi ne pas aller voir la Saint Patrick’s Cathedral ? Jonathan Swift y est enterré.



    Oh, j’ai failli oublier : que serait le tourisme sans un peu de shopping ? Pour se faire, dirigez-vous vers Grafton Street, la rue commerçante de la ville.

    Mais ça y est, la journée arrive à sa fin et il est temps d’aller dîner. Je vous propose deux restaurants : The Old Mill (où vous devrez certainement patienter un peu avant d’avoir une table) et le Gallagher’s Boxty House (réservation indispensable). On y mange très bien pour pas très cher et ce, dans un cadre très sympa.


    Enfin, pour bien terminer votre journée, allez donc prendre un verre au Oliver St John Gogarty, l’ambiance y est à l’honneur et on y trouve toutes les générations chantant et dansant sur des airs irlandais. Ceux qui ne chantent pas ? Ne cherchez pas plus loin, ce sont les touristes.


    Allez, il est temps d’aller dormir.

    Bon, c’est vrai, pour pouvoir faire tout ça, il vous faudra une journée de 96h. Mais croyez-moi, vous ne regretterez pas ces quatre jours dublinois.

    On dit que les voyages forment la jeunesse. Je ne sais pas si c’est vrai, mais une chose est sûre, ils contribuent à l’ouverture d’esprit, à la tolérance, au respect. Et finalement, est-ce que ce ne sont pas les valeurs les plus importantes dans la vie ?

Tháleia

jeudi 4 avril 2013

La série anglaise et nous (suite).

   Et me revoilà, comme promis, pour continuer à vous parlez de mes très chères séries télés !


Skins : diffusion de sa septième et dernière saison cette année, 2007. Arrêté de regarder à la fin de la 4ème saison.

Bristol. Un groupe de lycéens, désabusés et en recherche d’identité, se confronte à toutes les premières expériences possibles et aborde des sujets tels que la sexualité, la drogue, l’anorexie, etc.

    On aime :  - que ça change des autres séries sur ados où tout finit toujours bien.
                     - La justesse du jeu des acteurs.
                     - Que quasiment tout le casting change toutes les deux saisons. Ça sonne juste.
    On aime moins : - Les scénarios qui se répètent à chaque changement de casting.

*****************************************************


Sherlock : saison 3 actuellement en tournage, 3 épisodes de 90 minutes par saison, 2010.

Une adaptation du célèbre détective de Conan Doyle dans le Londres moderne. Vous y croiserez Holmes, Watson, Lestrade et bien sûr, Moriarty.

    On aime : - Benedict Cumberbatch et Andrew Scott, dans les rôles respectifs de Sherlock Holmes et Moriarty.
                       - Retrouver des éléments des différentes histoires de Doyle dans chaque épisode.
                       - Même la version française est bonne !

***************************************************** 


Ripper Street : deuxième saison prévue… en 2014, épisode de 52 minutes, 2012.

Dans le quartier de Whitechapel, les hommes de la Division H sont chargés d’élucider des meurtres quelques mois après la disparition de Jack l’Éventreur.

    On aime : - retrouver le Londres de la fin du XIXème siècle, plutôt bien mis en scène.
                    - Les références historiques.
                    - Les personnages.
    Un bémol : pas encore de version française, mais je ne doute pas qu’elle devrait arriver sous peu.

    Bon, je vais m’arrêter là pour le moment. Mais je reviendrai sous peu vous parler des autres séries sur lesquelles j’ai pu jeter un œil.

mardi 2 avril 2013

Coquin de printemps (bis)

    Et pour célébrer la venue enfin effective du printemps (au niveau des dates en tous cas…), je vous propose de le manger ! Oublions (temporairement) le chocolat synonyme d’hiver et de cocooning et disons bonjour aux fruits, mais attention, toujours en gâteaux ! Oui, il ne faut pas plaisanter avec le goûter !
     Je vous propose donc une recette de muffins à la pomme.
    Et pour cela il vous faut :
-          150g de farine
-          Un ½ paquet de levure
-          1 œuf
-          Quelques gouttes de vanille liquide
-          100g de sucre
-          1 sachet de sucre vanillé
-          10 cl de lait
-          30g de beurre fondu
-          2 pommes (Ne culpabilisons pas de manger ces muffins, il y a des fruits ! C’est donc light et diététique ! Si si !)

    Mettez la farine dans un saladier. Creusez une fontaine et y déposer l’œuf. Ajoutez quelques gouttes de vanille…
… puis les deux sortes de sucre :
    Mélangez délicatement l’œuf et les sucres puis incorporer progressivement la farine. Versez le lait petit à petit, puis le beurre et enfin les pommes coupées en morceaux.

     Déposez la pâte dans de petits moules préalablement beurrés (si vous avez une petite louche c’est parfait !).
     Enfournez pendant 18 minutes (oui c’est précis !) à 200°C.
    Et voilà un peu de printemps dans votre assiette :

     Mmmhh les muffins aux pommes me rappellent toujours mes escapades à la plage ! Et qui dit plage dit maillot, qui dit sable et océan… et ça y est, j’ai envie d’été !
Ourania


 

dimanche 31 mars 2013

Les séries anglaises et nous.


    « Et nous » parce que je suppose que vous regardez aussi  des séries télés. Pire, j’espère que vous y êtes autant accros que moi. Ça me rassurerait. Parce que j’en regarde des tonnes. Des humoristiques, des policières, des que je n’aime plus vraiment mais dont je veux connaître la fin (How I met your mother, ça vous dit quelque chose ? Vous croyez qu’ils nous diront qui est la mère un jour ?), etc. Et quand une se termine, j’en trouve deux autres pour la remplacer. Vous imaginez ce que ça peut donner.

    Maintenant que tout le monde a bien compris que je suis une grande fan de séries télévisées, il est temps que je vous en présente certaines. J’ai décidé de faire ça par nationalité. Et là, chers amis, deux grandes nations s’affrontent : la France ayant créé Plus belle la vie, l’Allemagne, Derrick et l’Espagne, Un, dos, tres, je ne parle d’aucune d’entre elles.

    Non, Ladies and Gentlemen, permettez-moi de vous présenter les séries américaines et anglaises ! Enfin, juste anglaises pour aujourd’hui. Toutes regardées par votre serviteur. C’est parti.


Doctor Who (série dérivée et validée : Torchwood) : épisode de 52 minutes, 1963.

Après une pause de 9 ans, le Docteur le plus célèbre du Royaume-Uni est reparti dans d’incroyables aventures sous les traits du trop méconnu (chez nous) Christopher Eccleston, en 2005. Le revoilà parti livrer bataille contre tout un tas d’extraterrestres afin de sauver la Terre.

    On aime :   - que les aventures du Docteur coïncident avec de grands moments historiques.
             - le casting. De Christopher Eccleston à Matt Smith en passant par David Tennant, John Barrowman et Billie Piper.
    On aime moins : la version française.
    On attend avec impatience : l’épisode spécial qui célèbrera les 50 ans de la série, cette année !

*****************************************************



Fortysomething : mini série de 8 épisodes de 52 minutes, 2003.

La crise de la quarantaine a sonné pour le Dr Paul Slippery qui, avec ses trois  fils, ne sait plus vraiment où donner de la tête.

    On aime : - l’humour so british (si vous n’êtes pas adeptes du genre, passez votre chemin.)
                    - Hugh Laurie, Hugh Laurie et Hugh Laurie.
    Un bémol : uniquement pour les anglophones, il n’existe pas de version française. 

   Allez, je vous laisse quatre jours pour (re)découvrir ces séries, et je vous donne rendez-vous jeudi pour la suite.

vendredi 29 mars 2013

Coquin de printemps


     « J’ai envie de printemps », voilà la phrase qui me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines. Oui, le printemps pour moi ne commence pas à partir d’une date fixe mais bien avant. Cela débute généralement dès les premiers rayons de soleil au début du mois de février. Car qui dit « soleil » dit « terrasse de café », qui dit « robe et petit haut fleuris », bref, qui dit « printemps ». Seulement voilà, si cette envie est persistante elle est surtout précoce et donc difficile à satisfaire !
     Quelles sont alors mes parades pour devancer et, ne soyons pas modestes, faire venir le printemps à moi avant l’heure, me demanderez-vous avides et suppliantes ? Ma réponse tient en trois points : coiffure, décoration et goûter (les piliers quoi !).
     Nous avons beau avoir envie de troquer notre manteau d’hiver et nos écharpes contre un perfecto rouge vif et un chèche perlé et pailleté force est de constater que le temps n’est pas encore venu. La coiffure est alors un moyen satisfaisant de négocier l’envie de renouveau et de légèreté avec le problème de la température extérieure. C’est dit, nos cheveux arboreront le soleil que nous n’avons pas dehors !!!
     C’est comme ça que cette année (oui je suis cyclique) j’ai jeté mon dévolu sur les petits nœuds ! Fleuris, pastels, à pois, en dentelle ou en jean, me voilà lancée… Enfin dans leur achat, car je ne suis pas encore tout à fait sûre d’assumer les nœuds dans les cheveux, j’appartiens à la génération Candy, vous comprenez ?
    Mais ces achats capillaires m’auront permise de patienter jusqu’à ma deuxième phase de parade du printemps : la décoration ! Celle-ci correspond à la floraison des arbres fruitiers ou routiers on ne sait plus bien ! Qu’ils soient rouges, roses ou blancs, fanés ou bourgeonnants, ces arbres en fleurs réveillent en moi des pulsions hautement délinquantes, qui me poussent aux dernières extrémités pour les posséder.
     C’est ainsi que vers la mi-mars, tard dans la nuit, vous pourriez croiser une silhouette rôder près de ces arbres au bord de la route. L’arbre vous semblera bouger de manière inexplicable puis, tout à coup, la silhouette préalablement aperçue paraîtra plus branchue qu’auparavant. Non, ne la jugez pas, cette silhouette hautement anonyme (bien sûr, cette anecdote est purement fictive, toute ressemblance avec la personne ayant rédigé cet article ne saurait être que fortuite) ne fait qu’aider l’arbre à accomplir sa destinée de beauté.
                                            

    Ou plutôt à faire venir le printemps dans mon intérieur, car à l’extérieur, ce n’est pas encore tout à fait ça… !
    Et si cela ne suffit toujours pas, je vous donne rendez-vous mardi pour amener le printemps dans vos assiettes!
Ourania