lundi 18 mars 2013

7+2 = 9, ou plutôt NINE

     « AAAAARRRGGHHHHHH, un chiffre !! », fut ma première réaction lors de la sortie de ce film en 2010. Une fois la frayeur passée, je m’attelais à lire le synopsis par curiosité. « AAAAARRRGGHHHHHH, une comédie musicale », fut alors ma seconde réaction.
     Vous l’avez compris, rien ne me prédestinait (comment ça c’est un terme excessif ?) à voir et encore moins à apprécier ce film. Et pourtant ! Etait-ce une subite envie de Dolce Vita ? Etait-ce l’avalanche de grands noms au casting qui me rendit curieuse ? Cela n’a désormais plus d’importance, d’une manière ou d’une autre j’étais face à ce film, face à Guido Contini, réalisateur italien à succès, aussi bien auprès des spectateurs que des femmes ! Ah les femmes, vraie grande richesse de cet homme qui les réifie pourtant pour nourrir sa chair et ses films. Sept femmes, pour être précise, convoquées pour l’aider à noircir la page de son nouveau film qui reste désespérément blanche…    
     Et parce que c’est trop tentant, voici neuf arguments pour vous donner envie de voir ce film :
1)      Le premier et qui pourrait se suffire à lui-même : Daniel Day-Lewis ! Mais attention, pas le Daniel Day-Lewis avec sa barbe bicentenaire et sa voix coulante de Lincoln. Non, ce Daniel-ci affiche la parfaite barbe réglementaire de trois jours et un accent italien à se damner.
2)      Les sept personnages féminins : l’épouse, la maitresse, la confidente, la mère, la séductrice, la prostituée et la muse. Initialement simples fragments gravitant autour d’un homme, elles parviennent toutes à faire entendre leur voix propre et deviennent un personnage à part entière.
3)       Daniel Day-Lewis ! Pour son ton irrévérencieux ! Oscillant toujours entre l’homme et l’enfant, qui sont les deux parties de Guido Contini reprises dans le titre aux côtés des sept figures féminines. Sept femmes + un enfant + un homme, ça y est, le compte est bon !
4)       Les chansons ! Elles sont simples tant par leurs rimes que par le vocabulaire employé mais elles sonnent juste et elles touchent. Mentions spéciales au chant de la Muse et de l’épouse. Autre point positif : on ne chante pas tout le temps !
5)       Daniel Day-Lewis ! Pour ses entrechats…ou presque ! Ainsi que ceux des nombreux danseurs et danseuses qui nous donnent envie d’enfourcher une chaise avec un boa et un borsalino (non non, ce n’est pas du vécu !). 


6)      Les décors qui alternent entre le réel et le théâtre, les belles piazza et ruelles de Rome et le carton-pâte de la Cinecittà. Une véritable carte postale romaine, en somme ! 
7)       Daniel Day-Lewis ! Pour son chapeau ! Mais aussi pour les costumes de toutes les actrices : de la petite robe noire aux bottes blanches, de la fourrure aux paillettes, sans oublier le charme irrésistible des petits gants élégants.
8)        L’ultime chanson de l’épouse ! Un véritable morceau de bravoure qui s’allie au glamour. Finis les murmures, c’est par un effeuillement et une voix sauvages que Luisa Contini fait taire celle de son mari.
9)       Je ne sais plus, vous ai-je déjà mentionné Daniel Day-Lewis ? Non ? Tiens, ça m’étonne ! Avec sa barbe, son accent, son ton irrévérencieux, ses entrechats, son chapeau et bien d’autres encore… Non ? Et bien c’est chose faite !

Ourania

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