Ce
jour-là…
Après une journée
entre filles : shopping, ballade, resto…
Après avoir passé au peigne fin les sujets d’actualité :
- Ah bon il y a de « l’hippocampe dans les coquilles st Jacques ? » ,
Après avoir établi un bilan de nos dernières péripéties
depuis notre dernière conversation (à savoir les quelques dernières 24heures)…
Après une profonde discussion quant à notre futur destin :
- Alors, tu t’es décidé à solder ton diplôme à l’étranger, dans l’espoir que là-bas, au moins, quelqu’un trouvera un intérêt à cette thèse sur cet auteur lituanien francophone ?
- Alors, tu t’es décidé à solder ton diplôme à l’étranger, dans l’espoir que là-bas, au moins, quelqu’un trouvera un intérêt à cette thèse sur cet auteur lituanien francophone ?
- Tu as choisi Londres plutôt que Cambera ? Tu as raison, au moins tu pourras t’habiller sur Camden Street !
Pourquoi, à ce moment-là, l’idée même de regarder, 100mn
durant, un film dont toute l’énigme consiste à suivre au quotidien un musicien
de st Germain des Près refusant de travailler dans l’attente d’un héritage, le
tout en noir et blanc… n’est même pas envisageable ?
Le
lendemain…
Après une folle journée passée à visiter tous les bureaux
administratifs, fac, C.A.F., sécu, C.I.J.A. et autre pôle emploi, le tout en
faisant son footing… les bureaux menaçant de fermer d’une minute à l’autre…
Pourquoi, ce jour-là, l’idée de ce genre de film, semble peut-être envisageable ?
Pourquoi, ce jour-là, l’idée de ce genre de film, semble peut-être envisageable ?
À moins que ce ne soit cette idée d’héritage…
Le
surlendemain…
Après avoir reçu, et/ou donné une demi-journée de cours,
laquelle nous a semblé intensément transcendante et fortement conceptuelle,
bref, vraiment fatigante, et parfaitement décourageante à la vue de tout ce
qu’il nous reste à faire…
Pourquoi, l’idée
de voir ce film est désormais envisagée ?
Cette histoire de musicien oisif à St germain…et puis le
noir et blanc, pour des yeux fatigués, c’est bien, non ?
Trois
jours plus tard…
Après une journée où rien ne s’est déroulé comme il fallait
(c’est-à-dire comme Je l’avais décidé) où ce sont enchainés accident de tram et panne de bus ; alors que tout
espoir reposait sur cette sainte station vélo, il s’est avéré que le dernier « vcub » disponible
avant 1km n’était pourvu que d’une seule pédale…
Il me tarde, alors, ce soir-là, de rentrer chez moi pour voir ce film, Le signe du lion. Ce genre de film où le décor est comme un tableau naturel, où le scénario s’ancre dans cette réalité à laquelle je cherche pourtant, à échapper, et, où les personnages sont, en fait, monsieur et madame tout le monde.
Libération cathartique
ou pas, c’est désormais tout Rohmer que je veux voir. Parce que, au fond, il
s’y passe pleins de petits riens… la vie quoi !
Melpoménê

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