Pour la plupart d’entre nous, que l’on
soit un homme ou une femme (mais surtout une femme hein !), se coiffer est
une tâche anodine et incontournable du quotidien. Certain(e)s l’exécutent sans
y penser là où d’autres y prennent du temps et du plaisir.
Seulement voilà, une caractéristique peut
modifier considérablement tout ce processus capillaire !
Non, je ne veux pas parler des têtes chauves
plus ou moins assumées ou des rasées volontaires, mais de l’autre communauté,
celle qui sait avant tous qu’un changement météorologique se prépare : celle
des cheveux bouclés !
Non, le mot « communauté » n’est
pas trop fort car, au-delà de la particularité physique, c’est bien une
communion d’esprit qui domine : la boucle c’est un mode de vie !
Ainsi, tu sais que tu fais partie des détentrices
d’une chevelure au positionnement et à la forme aléatoires quand tu :
- es toujours à l’affut des crèmes, mousses et autres huiles coiffantes innovantes et dernier cri. En un, non, deux mots : supra-modernes ;
- n’oublies pas les astuces d’hier et les recettes de grand-mère, car on ne sait jamais ! (Oui la fille bouclée n’est pas sûre de son époque) ;
- tu as appris de manière brutale et traumatisante que jamais, ô grand jamais, il ne fallait te démêler les cheveux quand ils étaient secs ;
- tu espionnes tes amies, tes copines, tes connaissances, les inconnues, bref, toutes les filles que tu croises pour comprendre le secret de leurs boucles rebondies ;
- tu jalouses tes amies, tes copines, tes connaissances, les inconnues, bref, toutes les filles que tu croises qui ont des boucles rebondies.
Comme tu peux le constater, la vie de fille bouclée n’est pas simple :
il faut savoir tendre l’oreille et ouvrir les yeux pour identifier les faux
amis du véritable allié :
Il n’y a qu’à observer le vocabulaire
employé par les publicitaires pour comprendre que nous sommes en guerre :
il nous faut ainsi « dompter le volume », « discipliner
la chevelure », « vaincre les frisottis rebelles »
et j’en passe !
Oui, tout objet de coiffure, même utilisé
dans des conditions optimales de sécurité, même mis entre des mains
professionnelles, pourtant aguerries à ce genre de cascades capillaires, peut
devenir ton ennemi.
Oui, nous qui vivons dangereusement, que
dis-je, aventureusement, sous des extérieurs pacifiques et ondulés. Nous qui
luttons contre la boucle mais qui sommes perdues sans elle (oui la fille
bouclée est foncièrement paradoxale !). Oui, Nous, filles bouclées, nous revendiquons
aujourd’hui le droit de casser notre image de jeune fille romantique qui court
dans les champs fleuris (ça marche aussi avec la madone qui pose pour les
peintres italiens !).
Déclarons donc bataille non plus à nos
cheveux mais aux publicitaires (comment ça, on n’a pas le budget ?!) et
aux idées reçues (comment ça, c’est cliché ?) : les filles bouclées
aussi peuvent avoir accès à toutes les coiffures possibles ! Et c’est ce
que je me propose de faire prochainement. Alors, mesdames, mesdemoiselles,
messieurs, (mais surtout mesdames et mesdemoiselles), bouclez-la ou
bouclez-vous !
Ourania

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