Enfin, quand je titre Les oiseaux, ce ne sont pas ceux devenus classiques, que dis-je, cultes, sous la réalisation d’Alfred Hitchcock, mais ceux d’une autre nationalité. Australiens, les oiseaux. Issus d’un livre puis adaptés à la télévision. Ceux qui ont eux aussi tellement honte qu’ils préfèrent se cacher pour mourir. Oui, là, vous avez compris, je veux bien parler de « Les oiseaux se cachent pour mourir » de Colleen Mc Cullough. Ou plutôt non, il s’agit en fait, encore plus honteux, de l’adaptation télévisée produite au début des années 80 avec un certain Richard Chamberlain… Quand il n’était pas encore gay…
Celles qui ne connaissent pas cette œuvre littéra-visuelle peuvent se demander ce qu’elle peut bien contenir de honteux. Pour répondre brièvement, je citerai uniquement les mots figurant sur la jaquette (car oui, j’ai le DVD…) : « Un amour inaccessible, interdit, éternel ». Or, un seul de ces adjectifs accolé au mot « amour » suffit à garantir une histoire sirupeuse, alors imaginez les trois associés !!
Maintenant, le plus difficile : pourquoi j’aime ?
Bon, « inaccessible » et « éternel » sont irrécupérables mais « interdit » peut être sauvé. Car c’est bien l’aspect interdit de la relation qui unit Meggie Cleary et Ralph de Bricassart qui séduit, et ce, dès le commencement : enfant, quand lui est un jeune homme, femme, quand il est prêtre puis cardinal. Ils ne cessent de se fuir ou de se pourchasser, leur relation seulement égrenée de quelques baisers (mais quels baisers !) jusqu’à l’union des corps.
Bref, le genre de relation qui vous fait tourner vers votre homme, les yeux rougis et le nez humide et dire : « pourquoi ce n’est pas épique entre nous ? », (Oui, là, c’est du vécu) !
Et que serait une belle histoire sans mots d’amour ? Les oiseaux foisonnent de déclamations qui sont autant de fausses déclarations. La première échangée peut en témoigner :
Meggie: « You love me ?
Ralph: Yes, but I love god more…”
Oui, la VO est ici nécessaire pour appuyer ma thèse du « pourquoi j’aime ». La VF correspondant uniquement au honteux !
C’est à la lumière de cette déclaration que l’on peut apprécier ma préférée, énoncée lorsqu’ils se séparent après avoir accepté tous deux leur amour :
Meggie: « What’s the punition for that?
Ralph: My punition is to never know if I love God more than you…”
Epique, vous dis-je!
Je ne reparlerai pas du couple de Meggie et Ralph mais de celui formé par Meggie et Luke O’Neil, ou plutôt de Rachel Ward et Bryan Brown. Les deux comédiens sont tombés amoureux devant les caméras et ça se voit !
Sur une note moins romantique, il est amusant d’y découvrir un acteur désormais plus connu pour son rôle du coach Whitey dans Les frères Scott (oui, ceci est une mise en abyme de la honte). Et avec des cheveux s’il-vous-plaît !
Mais surtout, ma plus grande honte vient du fait que, une fois n’est pas coutume, (et avant de vous le révéler je vous demanderai d’éloigner les enfants de votre écran, de vous asseoir et d’apposer un logo interdit aux moins de 99 ans), attention : je préfère l’adaptation télévisée au livre !
Sur ces derniers mots, je vais me cacher. Pour mourir. De honte…
Ourania
Ourania




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